La journée internationale des infirmières

Aujourd’hui 12 mai, j’ai entendu à la radio que c’était la journée internationale des infirmières.  Ceci m’a rappelé quelques souvenirs :)

Et oui, il y a quelques années, en 1999 pour ne pas me rajeunir, j’obtenais mon diplôme d’infirmière graduée.

Aujourd’hui sur cette radio j’ai eut l’occasion d’entendre beaucoup de commentaires d’infirmières se plaignant de leur travail et surtout de la charge de travail.  On pouvait également entendre qu’il manquait beaucoup d’infirmières (ou d’infirmiers) sur le marché de l’emploi.

Je voulais quand même donner mon avis à ce sujet puisque je suis temporairement passée par là et que ça fait des années que j’entends les infirmières se plaindre.

Il y a donc un peu plus de 10 ans, lors de mes études j’ai pu effectuer de nombreux stages dans divers hôpitaux de la région liégeoise.  A l’époque j’ai été fort déçue de l’accueil que nous réservaient les infirmières en fonction.  Les basses tâches qu’elles ne voulaient pas accomplir étaient réservées aux stagiaires : Répondre aux appels des patients, aider un patient lors d’un repas, faire les lits, faire la toilette des patients, vider les pannes, nettoyer les pannes, aller porter les prélèvements au laboratoire, …  J’en oublie certainement!!!  Les infirmières en fonction se réservaient les tâches « faciles » du métier : Préparation des médicaments, administration des médicaments, réfection des pansements, tour avec le médecin, rapports, …

En tant qu’étudiante, nous n’avions pas l’occasion de participer et de découvrir la totalité du métier et donc de se préparer de manière efficace à toutes les tâches.  Nous « rations » systématiquement des tâches techniques parce que nous avions du répondre à l’appel d’un patient.  En quatre années je n’ai même pas pu assister à un seul rapport infirmier.  Les seuls moments où nous avions l’occasion de pouvoir pratiquer les soins pratiques et les techniques apprises au cours était quand la monitrice de stage venait nous rendre visite, une à deux fois sur une période de stage de trois semaines quand on avait de la chance.  Et là, nous étions évalués par cette monitrice sur des techniques qu’on ne maitrisait pas puisque nous ne pouvions jamais les pratiquer.

J’ai été dans ce cas, j’ai raté plusieurs évaluations car je n’étais pas prête.  J’en ai même raté ma dernière année d’étude que j’ai dû recommencer juste pour refaire tous mes stages.

Et quand j’entends charge de travail, je ne peux pas m’empêcher d’oublier ces infirmières qui étaient constamment assises dans la salle de garde pendant que les stagiaires assumaient la toilettes des patients, faisait les lits de tout le service et répondaient aux appels.  Certes, certains services échappaient parfois à cette règle comme les services de gériatrie ou les maisons de repos.  Toutes les infirmières n’étaient pas non plus à mettre dans le même panier mais sur quatre années de stages, un seul service s’est démarqué des autres pour ma part, c’est peu quand même :( .  Alors charge de travail trop importante, oui, je veux bien y croire… pendant les congés scolaires…

Nous n’avions même pas de nom sauf celui « La stagiaire » malgré le badge qu’on nous obligeait de porter avec notre nom, notre année d’étude et le nom de l’école.

Et le pire dans tout ça, c’est que les stagiaires qui avaient subi ce traitement, une fois diplômées, reproduisaient le même traitement sur les stagiaires.  Un cercle vicieux!!!

Évidemment, pour leur défense, et encore, on peut admettre que les horaires de travail ne sont pas des plus faciles.  Mais quand on commence ces études, c’est en connaissance de cause.  Si on sait qu’on ne veut pas avoir ce genre d’horaire de travail, on choisi autre chose!!!

Pour ma part, à la fin de mes études j’ai décidé de ne pas être infirmière.  L’année qui a suivi, j’ai repris des études et refait un graduat.  J’ai parfois le sentiment d’avoir perdu 4 ans.

D’ici quelques minutes, la journée internationale des infirmière prendra fin et ceci était mon avis personnel sur les commentaires que j’ai entendus.  Les choses ont peut-être changées.  Je l’espère d’ailleurs.

Pour ceux qui ont fait les études d’infirmière, avez-vous vécu la même chose?
Pour les infirmières, comment traitez-vous les stagiaires actuellement?

3 Commentaires »

  1. tatasyl,

    mai 17, 2010 @ 07:15

    Tu as raison miniil, ceci se démarque souvent en milieu hospitalier. Et c’est bien dommage!
    Les stagiaires ne sont pas assez prises en charge et laissées à leur propre compte beaucoup trop tôt.
    Pourtant, ces stages doivent leur permettre d’apprendre … mais ce n’est pas souvent le cas.

    Travaillant en maison de repos, nous avons souvent des stagiaires et bien je suis fière de les guider dans leurs stages.
    Certes, je leur dit beaucoup en une fois, mais au moins l’encadrement existe bel et bien.
    Le travail est effectué à deux et ainsi, je peux répondre à ses questions.

    Le problème, c’est qu’à l’école, ils apprennent la technique … Mais faut se rendre compte que le travail sur « le tas » est bien différent!
    Donc, avec les stagiaires, je les laisse faire leur technique mais je leur précise que plus tard au boulot, ce ne sera pas pareil.

    Je prends à coeur ces stagiaires parce que je suis passée par là aussi!

  2. miniil,

    mai 17, 2010 @ 07:34

    Merci tatasyl pour ton commentaire.
    Et bravo d’être parmi celles qui peuvent faire la différence dans les infirmières ;)

  3. elodie,

    mai 22, 2010 @ 12:56

    Coucou
    Moi je suis en 2eme année d’infirmières.
    En ce qui me concerne, sur les 3 endroits ou j’ai été en 1ere, 1 était horrible (nous n’avions même pas le droit de rester dans la salle de garde: on devait rester toute la journée dans le couloir) et faire « les basses » taches. Mais les 2 autres endroits ou j’ai été ont été géniaux, surtout le 2eme ou il y avait une super ambiance.
    Et sur mes stages de cette année: pareil: 1 seul endroit était horrible: se faire engueuler et traiter comme de la merde, ne pas pouvoir faire de technique « parce qu’on voudrait qu’on vous apprenne, mais par des autres, pas par nous ». Les nombreux autres endroits ou j’ai été étaient très chouette, surtout la ou je suis pour le moment: un service génial!!!
    Donc voila, pour mon expérience. Oui, il y a toujours des gens qui nous prennent pour de la xxx, mais il y a aussi des endroits très chouettes, respectueux et tant mieux! Pour ma part, j’ai toujours eu droit au rapport, même si parfois je réponds à une sonnette pendant.

    C’est décidé, c’est ca que je veux faire plus tard… J’espère que je travaillerai dans un service ou il y aura une très bonne ambiance plus tard, même si c’est rare. Et j’encadrerai les étudiants selon mes possibilités, car c’est très importants: ce seront eux qui nous soigneront!!!

    Biz à tous

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